Origine du mot

20 01 2010

L’origine du mot «favela» est reliée à un morceau d’histoire brésilienne connue comme «Guerre de Canudos». Il s’agit d’un mouvement politique-religieux qui a eu lieu dans l’état brésilien de Bahia, pendant les années 1893-1897. Une fois la bataille terminée, les soldats sont revenus à Rio de Janeiro car on leur avait promis un nouvel espace pour habiter dans la capitale. Une fois dans la capitale, ils s’étaient installés provisoirement dans certaines collines de la ville, en construisant des petites habitations temporaires aux côtés d’autres personnes qui habitaient déjà là, principalement des esclaves affranchis. Suite à des problèmes politiques et bureaucratiques, les promesses ne furent pas respectées et ce qui était provisoire est devenu définitif.

Certains pensent que «favela» a pris origine du nom d’une des ces collines sur lesquelles ils s’étaient installés, qui était recouverte par un arbuste appelé «faveleiro». Autres disent que le nom «favela» a été inspiré par une construction qui existait dans la région de Bahia et qui servait comme base et protection pour les soldats et qui justement était appelée avec ce nom. De toute façon, toutes les morros (ou pas forcement des morros, mais tous les espaces urbains avec n’importe quelle topographie) occupés irrégulièrement ont commencé à se reconnaitre comme favelas, en référence à la favela originaire.

Morro da favela, huile sur toile, 64 x 76 cm, collection Sérgio Fadel, Rio de Janeiro. Tarsila do Amaral, 1924

« Les favelas, encore anonymes dans les registres scientifiques – ignorées des savants, trop connues des lustre -, peut-être un futur genre cauterium, des légumineuses, ont dans leurs feuilles aux stomates allongés en villosités de remarquables outils de condensation, d’absorption et de défense. Si leur épiderme se refroidit la nuit bien au-dessous de la température de l’air, et provoque, malgré la sécheresse de ce dernier, de brèves précipitations de rosée, la main qui les saisirait se heurterait pourtant à une plaque incandescente d’une chaleur intolérable. Parfois, quand certaines espèces ne se montrent pas aussi bien armées que les précédentes pour réagir victorieusement, on observe des dispositifs peut-être encore plus intéressants : les espèces s’unissent, s’enlacent étroitement et se transfigurent en plantes sociales. Ne pouvant contre-attaquer isolément, elles se disciplinent, s’agrègent, s’enrégimentent. »

Euclides da Cunha, 1902, Os Sertoes, trad. Fr. Jorge Coli et Antoine Seel, Paris, Métaillié, 1997 : 42.

« FAVELA n.f. 1. Plante des catingas de Bahia. 2. Ensemble de huttes ou de baraques, construit sur un morne et dépourvu de conditions d’hygiène. »

Grande e Novissimo Dicionario da Lingua Portuguesa, Laudelino Freire, Rio de Janeiro, A Noite, 1939-1944, 5 vol.

« FAVELA (étym. Favela, fava + ela, de Morro da Favela à Rio de Janeiro, ainsi nommé par les soldats qui s’y sont établis au retour de la campagne de Canudos.) n.f. Brésil. Ensemble d’habitations populaires sommairement construites (habituellement situées sur des mornes) et dépourvues d’équipements d’hygiène. Syn. Morro (Rio de Janeiro), caiza de fosforos (Sao Paulo). Voir aussi Bairro de lata (bidonville).

FAVELIZACAO (de favelizar + cao) n.f. 1. Brésil. Formation des favelas (voir Favela). 2. Processus de dégradation d’une zone d’habitations. »

Novo Aurelio Século XXI; o dicionario da lingua portuguesa, Aurélio Buarque de Hollanda Ferreira, 3° éd. revue et corrigée, Rio de Janeiro, Nova Fronteira, 1999

« FAVELA, n.f. (mil. XXème; mot port. du Brésil favela ou favella). Au Brésil, ensemble d’habitations populaires de construction sommaires et dépourvues de confort. Les Favelas de Rio (voir aussi Bidonville). »

Le Nouveau Petit Robert, Paris, 2000.





végétation

20 01 2010

La végétation de Rio , haute, dense et généralement mixte,  est constituée principalement de forêts tropicales humides. Elle pousse dans un climat chaud, humide et pluvieux. Une grande partie du territoire a été défrichée suite à l’urbanisation de la ville et pour la plantation de café et de sucre. Les grandes portions végétales demeurées intactes se situent sur les collines, parties généralement peu habitées.

déforestation urbaine

empiètement sur la végétation








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